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France / Monde

Mort de Georges Clémenceau
24 novembre 1929

Clemenceau est né à  Mouilleron-en-Pareds, en Vendée. II est le fils d'un admirateur de la Révolution française, opposant convaincu au Second Empire. Après des études de médecine et quelques essais de journalisme, qui lui valent deux mois et demi de prison, il part aux États-Unis où il séjourne de 1865 à  1869 et se marie.
Quand l'Empire s'effondre, il s'engage dans la politique: maire du XVIII' arrondissement de Paris (1870), puis député à  l'Assemblée de Bordeaux (18 71) où il proteste contre l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne, il démis­ sionne quand se déclenche la Commune. II est à  nouveau député de 1876 à  1893, mais les accusations portées contre lui, lors du scandale de Panama, interrompent sa carrière parlementaire; en 1902, il retrouve pourtant un siège de sénateur dans le Var.
Clemenceau se situe d'abord à  l'extrême-gauche et devient rapidement l'un des chefs du radicalisme. II défend la Rèpublique et les libertès. Anticlérical et anticolonialiste, il est un orateur incisif redouté pour ses réquisitoires qui provoquent la chute de nombreux ministères. t.e journalisme prolonge son engagement politique. A «L'Aurore », il s'illustre dans le soutien qu'il accorde à  Zola pour défendre Dreyfus.
II accède au pouvoir en 1906 comme ministre de l'Intérieur, puis comme Président du Conseil (1906-1909); mais il s'affirme alors comme un «briseur de çrèves », et les socia­ listes ne lui pardonnent pas son action répressive contre les ouvriers et les viticulteurs du Midi.
En novembre 1917, devant la gravité de la situation, Poincaré, qui ne l'aime pas mais connaît sa détermination, lui confie le gouvernement. Le «Tigre» lutte contre le défaitisme et accentue l'effort de guerre; bourru, mais sachant parler aux soldats, il devient populaire et mérite le surnom de «Père la Victoire».
Clemenceau préside ensuite la Conférence de la Paix, mais ne peut y faire prèvaloir toutes ses vues. En 1920, à  79 ans, ses adversaires (les catholiques, Briand) le font échouer à  l'élec­ tion pour la présidence de la République. II se retire en Vendèe, voyage, écrit, en particulier «Grandeurs et Misères d'une Victoire », meurt le 24 novembre 1 929. II est enterré à  Mouilleron-en-Pareds. Georges Clémenceau

(France - - Homme politique - Président du Conseil - - Paris)


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