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Staline (1879-1953)

  • lossif (Joseph) Vissarionovitch Djougatchvili nait en 1879 dans le village géorgien de Gori, quatrième enfant d'un modeste cordonnier et d'une humble couturière. A 15 ans, il entre au séminaire orthodoxe de Tiflis, mais sa soif d'action et ses lectures révolutionnaires lui font abandonner les études.
    A 20 ans, il se lance dans l'action révolutionnaire clandestine et il rejoint bientôt la fraction bolchevik du Parti Ouvrier Socialiste de Russie (P.O.S.D.R.), ancêtre du parti communiste. Son activité - illustrée par l'expropriation de la banque impériale de Tiflis - lui vaut d'être remarqué par Lénine qui lui confie en 1911 la responsabilité du nouveau journal bolchevik Pravda (Vérité) et le fait coopter au comité central du parti.
    La dureté de son caractére lui vaut le surnom de Koba (l'indomptable) puis de Staline (l'homme d'acier): cinq fois arrêté et déporté en Sibérie, il s'évade à chaque occasion. Déjà, Staline apparait comme un homme d'action plus que comme un théoricien. A la différence des autres révolutionnaires russes, il connait peu le monde extérieur, n'ayant effectué que de courts séjours à l'étranger.
    En 1917, son rôle dans la révolution d'octobre est effacé, mais il devient commissaire du Peuple aux nationalités dans le gouvernement de Lénine.
    Durant la guerre civile, il défend Tsaritsyne (future Stalingrad) contre les Blancs et libére la Géorgie. Déjà, ses conceptions s'opposent à celles de Trotsky, partisan de la révolution mondiale permanente.
    En 1922, Staline devient secrétaire général du parti et, avec Zinoviev et Kamenev (la Troïka), il dirige en fait le pays, profitant de la maladie de Lénine.
    Malgré un "testament" plutôt favorable à Trotsky, il réussit à évincer ce dernier, en même temps qu'il élimine les fractions. En 1928, il est maître du pouvoir. Rompant avec le NEP, il lance la planification et la collectivisation. Brisant les oppositions, il impose le socialisme dans un seul pays, tandis que s'amplifie le culte de la personnalité. Une nouvelle série de purges consolide sa dictature.
    En août 1939, en signant le pacte germano-soviètique avec Hitler, il facilite le déclenchement de la seconde guerre mondiale tout en épargnant trés provisoirement son pays.
    L'attaque allemande du 22 juin 1941 le surprend. Concentrant les pouvoirs civils et militaires, Staline fait évacuer les industries stratégiques vers l'Oural et pratiquer devant l'envahisseur la tactique de la terre brûlée. Le temps et l'espace jouent pour lui: en 1943, la victoire de Stalingrad marque le tournant de la guerre. Devenu maréchal, il traite égalité avec les Anolo-saxons : l'U.R.S.S. est devenue la seconde puissance mondiale.
    En 1947, il fait tomber le rideau de fer sur l'Europe centrale où s'installent les Démocraties populaires satellites. Bientôt dotée de l'arme nucléaire, l'U.R.S.S. se replie sur elle-même. Le pouvoir de Staline paraît sans partage et l'adulation monte vers le "Pére des peuples". Mais sa méfiance grandissante lui fait découvrir sans cesse de nouveaux complots: en 1953. le procés des "blouses blanches". (médecins israélites) est en cours, lorsqu'il meurt subitement d'une congestion cérébrale. Décés mystérieux qui sera suivi rapidement de la déstalinisation amorcée par Krouchtchev au XXème Congrés (1956). Agrandir l'image


    (Russie - - Dirigeant soviétique - - - )

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